la vrais histoire de thomas beatie.

mettont que se que les media et certains trans ont fait ici avec cette histoire ne ma pas aider beaucoup non plus.........

POUR QUE LE MONDES ARRETE DE LE JUGER ET COMPRENNES VRAIMENT ET POUR QUE LES MEDIAS ARRETES DE TOUT TRANSFORMER EN HORREUR..........Y EN A MARRES DE TOUS SES RAGOTS ET DES HORREUR QUI PEUT SE DIRES A SON SUJETS,MAIS C VRAIS QUE C BEN PLUS FACILE DE CRUCIFIER QUAND ONS NE SAIT PAS VRAIMENT LA VRAIS HISTOIRE,
ALORS LA VOILA SON HISTOIRE.............
Labor of Love Thomas Beatie gives The Advocate a first-person account of how it feels to be pregnant and carrying a child for his wife and himself. Thomas Beatie From The Advocate March 26, 2008

Pour nos voisins, ma femme Nancy et moi même ne semblons pas le moins du monde bizarres. Pour ceux qui habitent dans la communauté calme d'Oregon dans laquelle nous vivons, nous sommes perçus tels que nous sommes – un couple heureux profondément amoureux. Notre volonté de travailler dur, d'acheter notre première maison et de fonder une famille ne sortait en rien de l'ordinaire. Du moins, jusqu'à ce qu'on décide que je serais celui qui porterait notre enfant.

Je suis transgenre, légalement homme, et marié légalement à Nancy. Contrairement à ceux qui sont dans des mariages du même sexe, des partenariats domestiques ou des unions civiles, on accorde à Nancy et moi plus de 1000 droits fédéraux liés à notre mariage. La stérilisation n'est pas une obligation pour la réassignation de sexe donc j'ai décidé de me faire opérer du torse et de prendre de la testostérone mais de garder mes droits reproductifs. Vouloir avoir un enfant biologique n'est pas un désir féminin ou masculin, mais un désir humain.

Il y a dix ans, quand Nancy et moi nous sommes mis en couple, l'idée que l'un de nous deux ait un enfant tenait plus du rêve que de la réalité. Cependant, à cause d'endométriose grave il y a 20 ans, Nancy a du subir une hystérectomie et ne peut pas porter un enfant. Mais après le succès de notre magasin de sérigraphie et un déménagement d'Hawaii vers le Nord Est du Pacifique il y a deux ans, le moment a enfin semblé juste. J'ai arrêté les injections bimensuelles de testostérone. Cela faisait en gros huit ans que j'avais eu mon dernier cycle menstruel, donc ce n'est pas une décision que j'ai pris à la légère. Mon corps s'est régulé de lui même après environ quatre mois, et je n'ai pas eu à prendre des estrogènes de synthèse, de la progestérone, ou des médicaments pour la fertilité pour aider ma grosesse.

Notre situation génère des inconnus légaux, politiques et sociaux. Nous avons par contre commencé à vivre des oppositions de la part de personnes qui sont mécontents de notre situation. Des docteurs nous ont discriminés, se détournant de nous à cause de leurs convictions religieuses. Des professionnels de santé ont refusé de m'appeler par des pronoms masculins ou de reconnaître Nancy comme ma femme. Des réceptionnistes nous ont ris au nez. Les amis et la famille ne nous ont pas soutenu : la plupart de la famille de Nancy ne sait même pas que je suis transgenre.

Tout ce processus, d'essayer de tomber enceint jusqu'à être enceint a été un combat pour nous. Le premier docteur que nous avons approché était un endocrinologue spécialisé en fertilité. Il a été choqué par notre situation et m'a dit de me raser la barbe. Après une consultation à 300 USD, il a à contre cœur fait mes check up initiaux. Il nous a ensuite obligé à rencontrer le psychologue de la clinique pour voir si nous étions capable de faire venir un enfant dans ce monde et a consulté avec le comité d'éthique de son hôpital. Quelques mois et deux mille dollars après, il nous a dit qu'il ne s'occuperait plus de nous, disant que lui et son équipe se sentaient incomfortables de travailler avec « quelqu'un comme moi ».

Au total, neuf docteurs différents ont été en jeu. C'est pour ça que ça a pris plus d'un an pour avoir accès à une banque de sperme congelé pour acheter des flacons issus de donneurs anonymes, et que Nancy et moi avons finalement décidé d'en arriver à une insémination artisanale.

Quand je suis finalement tombé enceint pour la première fois, ça s'est terminé par une grossesse extra-utérine avec des triplets. C'est un événement mettant la vie en jeu et qui a nécessité une intervention chirurgicale, se terminant par la perte de tous les embryons et de ma trompe de la fallope droite. Quand mon frère a appris ma perte, il a dit « c'est une bonne chose que ça soit arrivé. Qui sait quel genre de monstre ça aurait été. »

Ayant réussi à tomber enceint une seconde fois, nous sommes fiers d'annoncer que cette grossesse est sans aucune complication et que notre petite fille est en pleine santé. Nous attendons avec bonheur sa naissance, avec une date d'accouchement estimée au 3 juillet 2008.

Qu'est ce qu'on ressent en étant un homme enceint ? Fantastique. Malgré le fait que mon ventre croit avec une nouvelle vie à l'intérieur de moi, Je me sens stable et confiant d'être l'homme que je suis. Techniquement, je me vois comme ma propre mère porteuse, bien que mon identité d'homme ne faiblisse pas. Pour Nancy, je suis son mari qui porte notre enfant – J'ai tellement de chance d'avoir une femme tellement aimante et me soutenant. Je vais être le père de ma fille, et Nancy sera sa mère. Nous serons une famille.

Au dehors de la communauté médicale locale, les gens ne savent pas que je suis enceint de 5 mois. Mais notre situation va ultimement demander à tous d'embrasser l'eventail des possibilités humaines et de définir pour eux même ce qui est normal.
_________________
CONSTRUIRE SON IDENTITE PROPRE ET POUVOIR LA VIVRE AU DELA DE L INDIFFERENCE DES AUTRES......
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Dernière mise à jour de cette rubrique le 30/04/2008

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